musiqueceltique@ericdentinger.com www.ericdentinger.com Conçu et réalisé par Eric Dentinger 2008/2010 - Tous Droits Réservés PAGE SUIVANTE... E. McDentinger Musicien Celtique (1) Lamelles de roseau simples ou doubles, mises en vibration par l'air contenu dans la poche. (2) Tuyau qui produit la mélodie.
The Great Highland Bagpipe (Cornemuse écossaise des Highlands)
Celtique pour les uns, méditerranéenne pour les autres... Elle aurait été introduite en Ecosse par les légions de Rome ! Les origines de la cornemuse se perdent dans un lointain passé...commun à de nombreux peuples. Mais nous ne sommes certainement pas au bout de nos découvertes et de nos surprises, certaines fouilles laissant à penser que la cornemuse pourrait avoir eu
un passé néolithique... y compris dans les actuels pays celtes. Evitons donc les conclusions définitives en la matière !
Scots Wha Hae Si les matériaux utilisés et la forme générale de l'instrument divergent selon le pays, le principe reste le même : fixer une poche en peau à des tuyaux de bois afin de suppléer les joues et le souffle du sonneur en créant une réserve d'air. Les tuyaux servent à insuffler l'air et, équipés d'anches (1) , à produire la mélodie ainsi qu'un accompagnement harmonique (bourdons) plus ou moins complexe. La cornemuse jouée en Ecosse allait connaître une évolution originale qui en ferait un instrument différent des autres et, cette fois, complètement écossais et celtique. Initialement dotée d'un seul bourdon ténor jouant une octave en-dessous du "chanter" (2) , comme la plupart de ses consœurs européennes, elle a commencé à se singulariser vraisemblablement à partir des XIVe-XVe siècles en adoptant un second bourdon ténor, comme sur la cornemuse conservée au Musée d'Edimbourg et datée de 1409. Puis, au XVIIe siècle, on ajouta un bourdon basse, jouant deux octaves plus bas que le chanter, donnant ainsi à l'instrument la structure qu'on lui connaît aujourd'hui. Le LA était sans doute la tonalité la plus répandue historiquement alors qu'actuellement le SI bémol est le plus courant, en particulier auprès des
bagadoù de Bretagne qui ont progressivement adopté la cornemuse écossaise des Highlands au lendemain de la Seconde guerre mondiale, en remplacement de leurs binioù braz d'architecture similaire et bien sûr de leurs
binioù (kozh).